Une bande de joyeux lurons s’est retrouvée à l’aube (vraiment à l’aube) un certain vendredi 27 mars, destination Buis-les-Baronnies ! Objectifs : détente, chill, repos et un peu de grimpe forcément.
Côté grimpe, on a été servi ! Pour le repos, je pense que l’on repassera. Petit tour d’horizons des 1001 péripéties rencontrées :
C’est avec des rafales de vent ressenties 1000km/h que nous sommes arrivés, peu sereins et le sourire crispé à Avignon. Premiers débats avec Alex qui n’aime pas la GV car « c’est trop mou et on ne fait qu’attendre ». Il abuse un peu, on n’attend pas si souvent que ça…
… Quoi que.
Avec seulement quelques heures devant nous pour grimper le premier jour, il valait mieux choisir une grande voie relativement courte. C’était sans compter sur quelques pas « athlétiques » et de menues difficultés à trouver les relais de rappel. Nous avons donc pu apercevoir les frontales d’Arthur et Moha, danser sur la roche une fois la nuit tombée. Magnifique ! Et un poil flippant.

Preuve de son amour inconditionnelle pour lui, Maxime a tenté un tendre rapprochement sur des parties abrasives du rocher. Résultat ? Un bras 100% redécoré, très classe.
Jalouse de l’attention qu’on lui portait, Isa a décidé d’assurer son coup : deux jours de fièvre et une entorse de cheville potentielle le dernier jour. Là, le cadre est posé. Dimitri avait encore assez d’énergie après sa 7A pour lui faire une attelle, il faut toujours emmener un kiné en sortie !
Il aurait pu y avoir un autre (et quel autre) bobo si un gentil Monsieur du club local n’avait pas réalisé que le système d’assurage n’assurait pas du tout Kevin en GV. Heureusement, il était dans du 6A en traversée, et pas dans un passage délicat, ouf !
Henri a clôturé cette séquence avec un traditionnel coup de soleil. Moins original il est vrai, mais ça fait toujours son petit effet.

François (ou peut-être est-ce Christophe ?) a pu observer un nid de faucons pèlerins !
Les Tu-préfères ont fusé de toutes parts : visiblement pour certain, la coupe mulet c’est hors de questions. Pour d’autres, plutôt mourir que de porter des crocs. Vastes débats il est vrai.
Bichon nous a flashé une 7A en deux temps trois mouvements, hop, comme ça. Sans un cri ! Vous a-t-elle déjà parlé du lien entre l’absence de peur et la toxoplasmose ? C’est passionnant.
A l’avant-dernière dégaine de sa voie, Olivia s’est pris une branche et a failli perdre une lentille : un saut épique depuis l’œil avant qu’elle n’atterrisse miraculeusement sur son doigt. Obligée de se faire hélicotractée son produit nettoyant en haut de la falaise, digne des plus grandes cascades.
On peut toujours compter sur Khaled pour une mission de sauvetage de dégaine, laissée sur une GV, avant de rentrer (en courant) chaussons aux pieds, deux heures avant de quitter le gite… « C’est une expérience » a-t-il dit.
Un secteur fantôme a été traversé – cordes effilochées ballotant dans le vent, mousquetons à vis abandonnés, un vrai décor de film d’horreur…
La traditionnelle GV avec perte du descendeur + visionnage d’un tuto Youtube au relai pour voir (découvrir ?) la marche à suivre. Heureusement qu’il y avait du réseau.
Olivier s’est dévoué pour aller chercher des dégaines dans une voie mais il est lui-même monté sans dégaines. Heureusement, Khaled était à portée de mains pour guider la réchappe « en corde à double à moins de 25 m ». Il faut décidément toujours penser à avoir un Khaled sous la main quand on va grimper !
Héliéna a hésité à rejoindre la team running autour du rocher Saint Julien mais après une interminable (non) réflexion, son choix s’est finalement porté sur la dégustation de vin, bien plus raisonnable.
Enfin, contre toute attente, la célèbre voie L’Etoile fut un véritable succès pour trois d’entre nous, fierté infinie !

Je découvrais pour ma part, les sorties FLM. Telle une infiltrée au sein d’une communauté encore peu approchée à ce jour, j’ai pu observer les us et coutumes de cette espèce protégée et voici ce que j’en retiendrai :
Le lémurien ne se refuse rien. Exit les sandwichs bof le midi. Ici, on se bichonne avec des bons petits plats à embarquer au bas des voies. Beaucoup trop cool !
Les anniversaires sont fêtés religieusement, gâteaux, cadeaux, bougies, on ne laisse rien au hasard !
Les soirées, c’est du sérieux. Gare à celui qui ne dance pas ! On accepte ceux qui se dandinent légèrement sur leur chaise, on n’est pas des montres. Mais il faut montrer beaucoup d’enthousiasme et connaître au choix : ses classiques (Jean Jacques <3) ou danser sur de la grosse techno. Bon. Dans tous les cas ça rigole, ça chante… Et ça joue !! Car Mathieu a sorti sa botte secrète pas si secrète : un jeu de dés. 6 pour être exacte. Et le but est de faire 10 mille points. En faisant des 1, des 5 ou des combinaisons. Trois 2 et c’est 600 points. Ou peut-être 800 ? Bon je ne sais plus, mais Olivier pourra vous expliquer le comptage. En tout cas certaines combinaisons sont impossibles à faire. Sauf quand on joue pour du beurre. Hautement addictif, il est difficile de résister à l’appel du gain toujours plus grand (surtout pour une certaine personne, partie en roue libre total et qui a tout perdu, bien entendu).
Fabienne en a profité pour enrichir sa connaissance de la langue de Molière, peuplée d’images fort évocatrices, comme « mettre des tunnels »…
Ah non, pas du tout en fait. Puisqu’en parlant de tunnel, un énorme accident nous a contraint à rentrer en catastrophe dans le train précédent au nôtre et qu’il a démarré sans demander son reste. Nous sommes quasiment au complet, amputés cependant de Cécile et Vigdis qui repartent sous le soleil de Marseille et qui auront leur lot de péripéties pour rentrer. De notre côté, cette entrée fracassante dans le train précédent nous permet de ne pas essuyer un retard de… 8h sur notre train initial ! Pour célébrer ça, c’est apéro dans le wagon bar. On danse sous les regards réprobateurs, on (re)joue aux dés et au tarot. La colonie de vacances prend fin sur les quais de la Gare de Lyon ; nous sommes relativement épuisés mais heureux !
Texte : Laura.
Grimpeurs (et photographes) : Cécile B, Luca, Isabella, Olivier, François, Alexandre, Kevin, Laura, Cécile D, Maxime, Matthieu, Dimitri, Henri, Olivia, Vigdis, Khalid, Arthur, Fabienne, Heliéna
