ARAVIS

Ski Rando 2026

Les courses

Jour 1

Avec Michel : Petit Croisse Baulet

Jolie montée mais un peu paumatoire sur la redescente : on a déchaussé les skis pour la descente en forêt.
Un hélico pas loin de nous à la redescente. On s’apercevra que c’est Marine la copine de l’autre groupe qui est évacuée car blessure au genou ☹️
Soirée à attendre de ses nouvelles depuis l’hôpital. Impossible d’aller la chercher en voiture car il fait nuit et il neige. Mais l’assurance FSGT est top et lui permettra de revenir en taxi !

Avec Luca : Petit Croisse Baulet

Départ dans une forêt glacée !
Terrain de découverte pas très approprié pour nos débutant.e.s…mais cela ne semble pas poser de difficultés à Caroline qui trace sa route ! Après un enchaînement de dégringolades, les couteaux sont sortis sous les opportunes recommandations de Luca.
Hors de la forêt, c’est enfin la régalade. Neige praticable ! Le rythme courant de 300m de dénivelé positif /heure est vite adopté par l’ensemble du groupe.
Le paysage se transforme avec notre avancée. Le Croise Baulet et le petit Croisse Baulet sont en vue. Avec l’heure bien avancée, l’esquisse d’engager un bout du Croise Baulet est instantanément éteinte. Cependant, le petit Croisse Baulet se rapproche sérieusement. Le groupe a une bonne dynamique, heureux d’être enfin en terrain amical.
Un petit point d’équipe vers 13h30, déjà, révèle que plusieurs personnes commencent à sentir la fatigue. La pause déjeuner s’impose en même temps que le renoncement au sommet du petit Croisse Baulet. Il semble plus prudent de garder un maximum d’énergie pour la descente, surtout s’il s’agit de repasser par la forêt enchantée !!!
Restaurée, l’équipe entame joyeusement sa descente sans ses peaux de phoque. Amorce de glisse sur une neige un peu cartonnée. On y va doucement, tout le monde se familiarise progressivement. Ça avance tranquillement et déjà, la forêt se rapproche dangereusement…
Nous espérons toutes et tous identifier une alternative au retour par la forêt au niveau de la grange de Ramadieu. Les premiers membres de l’équipe l’atteignent lorsque dans un virage nous attendons Marine accompagner sa chute d’un cri initié par la surprise mais se transformant brièvement par l’expression d’une douleur naissante aussitôt dominé par le son de la rage ! Nous comprendrons vite, malgré la bonne volonté et le bon caractère de Marine, que ses cordes vocales ont instantanément exprimé ce qui venait de se passer : une chute anodine sur un terrain sans grands enjeux, le premier jour de surcroît, allait l’immobiliser pour un moment…
Par chance, l’accident n’est pas d’une nature « grave », sous-entendu, Marine a tous ses esprits, ne semble pas accablée par une forte douleur et parvient encore à se déplacer quelques mètres pour atteindre le replat de la grange Ramadieu. Spot qui se révèlera idéal pour qu’un hélicoptère atterrisse : chance dans la malchance… Après quelques échanges téléphoniques avec le PGHM, l’annonce d’absence d’alternatives à l’hélicoptère et d’une éventuelle longue attente avant réception de notre blessée, une plaque de chocolat commence à circuler et certaines personnes se demandent si elles pourraient s’incruster dans le véhicule volant pour s’envoyer en l’air également !
Finalement, l’appareil arrive plus vite que prévu ! Nous l’entendons de loin. Il se rapproche en faisant des circonvolutions de plus en serrées autour de nous (nous comprenons qu’il voit d’autres groupes, notre autre groupe en train de descendre !), nous communiquons de manière évidente en formant de nos bras le Y de “YES, we need help” (le même que dans la chorée de YMCA). Il s’approche et 2 secouristes sautent à terre avant que l’appareil ne reparte immédiatement !
Là tout va très vite ! les deux secouristes courent vers Marine et lui demandent si elle peut se déplacer ? Ils lui annoncent être “en mode charter”, avec un premier blessé et une fin de réservoir d’essence… Très rassurant ! Heureusement Marine est battante et aventureuse ! Ils offrent de prendre son matériel, après s’être assurés que les clefs de notre gite et de la voiture ne s’y trouvent pas. Bon réflexe ! Et hop revoilà l’hélico. Nous tenons notre matériel pour qu’il ne s’envole pas et Marine escortée de ses deux héros nous est enlevée ! Elle s’immisce délicatement dans l’hélico en prenant appuie sur l’autre blessé (qui heureusement n’est pas un membre de l’autre groupe !).
La nuit n’est pas encore tombée. Et puisque personne ne semble vouloir consommer les piles de ses lampes frontales pour une soirée disco sur les pistes glacées de la forêt, l’équipe choisit d’emprunter un itinéraire bis. Celui par lequel nous nous interrogions à faire glisser Marine sur une civière de fortune pour espérer lui éviter l’attente de l’hélicoptère et retrouver un 4×4 de secouriste. Après quelques griffures parmi les arbousiers, que la passagère de la civière aurait sans doute appréciées, nous atteignons assez vite la route, soulagé.e.s. Pour Marine par contre, l’aventure commence à peine !

Jour 2

Avec Michel : combe du Grand Crêt

Difficultés pour démarrer une des voitures de loc dont une roue a gelé… On ne décolle donc pas très tôt ! Arrivée sur le parking des confins, la combe est juste devant nous couverte de neige toute fraîche ! Nous ne sommes pas tous seuls, c’est la sortie des locaux… Mais les conditions sont extra.
Course facile et très gratifiante. Magnifique point de vue au sommet même si c’est un peu couvert. Descente magique dans la poudreuse… On termine assez tôt ce qui nous permettra de faire un exercice DVA.
Soirée croziflette et code name où Lucía éclate tout le monde !
Puis visionnage Le Bon et le Mauvais Chasseur… Alpin pour perfectionner notre technique…

Avec Luca : combe de Tardevant

Samedi, avec Luca, l’objectif était le lac de Tardevant. Après une préparation minutieuse la veille, départ du parking des Confins à La Clusaz.
Nous remontons en laissant les combes du Grand Crêt et de Paccaly sur notre droite avant de nous engager dans la combe de Tardevant. La pente se redresse progressivement jusqu’à former un véritable mur sur les derniers mètres. Les conversions s’enchaînent, l’effort se fait ressentir…
Au lac, le sandwich est bien mérité, mais le vent nous pousse rapidement à repartir. Peaux enlevées, place à la descente qui se déroule sans encombre jusqu’aux Confins… avant un arrêt incontournable à la boulangerie pour faire le plein de tartes aux myrtilles

Jour 3

Avec Michel : Montagne de Sulens

On part en voiture sous la neige avec la voiture qui ne tient pas trop la route. Plus on avance, plus les routes sont étroites et non déneigées. C’est Caroline la grenobloise qui est au volant. Michel, qui comme tout le monde sait ne conduit pas et a loupé 6 fois son permis, ne se rend pas compte du danger et n’a même pas peur… Marion sert les fesses et est terrorisée surtout après avoir dépassé une voiture plantée dans le ravin. Caroline nous amène héroïquement au départ de la course.
Montée très tranquille sur un chemin, magnifique point de vue à l’arrivée et descente sans difficulté sur le même chemin.
On termine tôt ce qui nois permet de passer acheter du fromage à la coopérative de Thônes. Un régal !

Avec Luca : Col de Balafrasse

Après une arrivée de la seconde voiture, en dérapage contrôlé de 180° au frein à main, pour naturellement se garer devant la première, l’équipe s’élance joyeusement, malgré un ciel incertain.
Arrivés au premier point de décision, le col de la Colombière, malgré la météo qui se dégrade, nous y croyons encore un peu. Les objectifs A du col de Balafrasse et B de Dattier font encore mirage dans certains esprits.
Le vent et les odeurs d’urine de l’endroit abrité que nous avons choisi pour nous concerter, et grignoter un bout, participent à nous faire reprendre la route assez vite. Un échange avec des amis Suisses qui redescendent, nous apprendra qu’un passage un peu plus haut n’est pas évident, mais qu’une alternative existe au carrefour précédent. Ce crux est vite identifié. Luca tente une percée téméraire mais rebrousse finalement chemin pour suivre le conseil Suisse et aller un peu plus haut. Un peu seulement… Car sans même être parvenus à apercevoir le chalet de la Colombière nous stoppons sur un replat confortable dans le blizzard. De ce poste nous avons pu observer un petit groupe redescendre sur de la glace entre des rochers sur un flanc escarpé gazeux…
Adieu une nouvelle fois rêves de sommets ! Safety first !
Une carotte et hop ! Retour au col à l’abri dans l’embrasure d’une fenêtre du restaurant de la Colombière, pour un frichti plus ample avant les tests de recherche de DVA organisés pour Lucía, Louis et Benjamin. Toutes les victimes fictives ont été retrouvées en moins de 15 min ! Ouf !
Ce n’est pas tout mais on se les gèle sérieusement ici. En piste pour retrouver nos carrosses et passer par une fameuse boulangerie et, sous le prétexte de rapporter des tartes au groupe, s’enfiler en douce avec Louis et Lucía, ce traditionnel outrage à la gastronomie française : la baguiflette !

Les conditions ne s’annonçaient pas gagnées, pas beaucoup de neige et mauvais temps. Les chutes de neige pendant le week end nous ont permis de skier dans une superbe poudreuse.
Courses sans difficultés et adaptées à des débutants. Des encadrants au top.

Merci aux encadrants et organisateurs !

La logistique

Le lieu : Aravis
Les dates : 22/01/2026 au 25/01/2026
Transport : en train – Paris / Chambéry + location de voitures.
Logement : La Granmaison à La Giettaz capacité 12 personnes.

Les encadrants

Luca Demurtas
Michel Clerget

Participants

Alice Simon
Olivier Jacques
Lucía Tello
Benjamin Patra
Marine Levadoux
Bérangère Decherf
Louis Blasselle
Constant Guillot
Caroline Genin
Marion Inizan