Du 4 au 7 janvier, onze grimpeurs surmotivés ont quitté les falaises de leur salle parisienne pour se frotter à la roche ensoleillée (ou pas) des Calanques de Cassis.
J1 – Figuerolles, voitures et courses
On commence dés l'arrivée par une session au bord de l'eau dans la calanque de Figuerolles. Une superbe mise en jambes malgré le ciel couvert.
Ensuite la team course se met en mode Fast & Furious avec Henri au téléphone avec Carrefour toutes les 10 minutes pour choper le drive à temps et Sylvain au volant. Résultat : des courses attrapées 4 minutes avant la fermeture.
Une autre team se retrouve avec une voiture de location qui fait un drôle de bruit. Après vérification, tous les boulons des roues avant ont besoin d'au moins 2 tours de clé. Quand le boulon n'est pas manquant.
On aime le suspense dès le début.
Deux mobile-homes nous serviront de camp de base. On a hâte de s'y mettre vraiment.
J2 – Vent, rideaux et mousse au pois chiche
Face au vent marin, le groupe se replie sur les hauteurs de Sormiou. Une bonne journée de grimpe malgré les conditions pas au top.
Le soir pour réviser les manips ? Rien de mieux qu’une tringle à rideau, utilisée à la fois comme support pédagogique et séchoir à saucisson. Et en cuisine, on frôle la magie : mousse au chocolat vegan à base de jus de pois chiches — une prouesse gustative qui laissera des traces dans les mémoires (et dans les carnets de recettes).
J3 – Pluie, balades et sandwichs de gala
La météo décide de prendre un temps de repos. Résultat : tout le monde en balade à La Ciotat. Isa, sur le parking, se transforme en cheffe de gang prête à foncer, en conduite volcanique.
Henri lance une initiative artistique très intéressante : le concours de photos moches.
Le soir, Arthur à la baguette, c’est atelier avec les restes et ses sandwichs haut de gamme redoutablement efficaces.
Mention spéciale pour l'entrée de Pauline dans le parking le plus vicieux du monde. Résultat : un “poc” inquiétant mais on dira tous merci à sa CB. Julie, elle, était en stress à l’idée de sa première grande voie… qu’elle n’a finalement pas faite. Soulagement maximal.
J4 – Grand soleil, grande voie, et mini short
Le soleil se pointe finalement pour le dernier jour. Objectif : grande voie pour tout le monde. Deux spots : Morgiou et le mythique Cap Canaille. FX débarque en mini short sur le parking pendant que tout le monde grelotte en pantalon. Trois longueurs plus tard, le débat reste ouvert : dur à cuire, ou plus de linge propre ?
Du côté de “2 Vauriens 3 Canailles”, l’ambiance est intense : un départ de 4e longueur dans un puits vertical, ambiance accouchement en dévers… on a vu plus rassurant.
Le vrai challenge : la bouffe
En parallèle des sessions d’escalade, un autre concours battait son plein : celui des pâtissiers. Avec un matos ultra limité, les talents se sont déchaînés pour pondre des desserts aussi bons qu’improbables. Julie ne s’en est toujours pas remise.
Bonus : concours de photos moches, baignades glacées et chip-chip
Linh est tombée amoureuse du concours de photos moches, Olivier s’est baigné (volontairement) dans une eau à 10°, pendant que les chip-chip (petits oiseaux moqueurs) les accompagnaient. Et tout ça avec un rocher “poudingue” bien flippant sous les chaussons.
Retour (trop) chargé
Le retour a été à l’image du séjour : bruyant, un peu chaotique, et riche en souvenirs. Les bagages débordaient de restes, de matos, et surtout d’une bonne dose de fous rires. Mission accomplie.
Grimpeur·euse·s : Hoai-Linh, Olivier, Isabella, Cécile, Sylvain, Pauline, Matthieu, Henri, Julie, Arthur, Julien et Pauline